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UN ECRIN DE VERDURE AUX PORTES DE BRUXELLES

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Un écrin de verdure aux portes de Bruxelles

Aux portes de Bruxelles, l’Abbaye du Rouge Cloître forme un ensemble architectural, forestier et naturel d’une grande richesse.   La présence, pendant des siècles, d’un des plus grands prieurés de Chanoines Augustins du Brabant, a marqué le paysage.  La nature du sol et l’abondance des zones humides en font aujourd’hui encore un but de promenades fort apprécié des Bruxellois.

 

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La Forêt de Soignes, à l’est et au sud de Bruxelles, est sillonnée de nombreux chemins et sentiers, permettant aux Bruxellois de profiter du calme de la Nature.

 


Sur le territoire de la commune d’Auderghem se trouve les restes d’une abbaye datant du 14° siècle.

En amont et en aval de cette abbaye, coule une petite rivière, le Roodkloosterbeek (ruisseau du Rouge Cloître).  Elle prend sa source en Forêt de Soignes, entre Région flamande.  Deux autres sources l’alimentent également sur son parcours, la Source du Sylvain et la Source de l’Empereur.

Le ruisseau alimente ensuite deux étangs artificiels, puis s’écoule à travers l’abbaye, alimentant au passage un ancien moulin à eau, aujourd’hui disparu.

Il s’écoule ensuite dans un long étang en fer à cheval, traverse la chaussée de Wavre, traverse le petit parc du Bergoje, avant de s’écouler dans le Woluwe.

 

La diversité des biotopes favorise l’extension d’un grand nombre d’espèces animales et végétales : végétation des sols calcaires, végétation des milieux humides, oiseaux d’eau, grenouilles et autres batraciens, et chauves-souris.  La forêt abrite également des chevreuils et des renards.  Ces derniers ont d’ailleurs l’habitude de fréquenter les rues des communes avoisinantes, spécialement les jours de sortie des poubelles.

 

Les débuts de l’abbaye du Rouge-Cloître remontent au 14e siècle au moment où des ermites vinrent s’installer dans ce lieu relativement inhospitalier.  Dès 1367, la duchesse de Brabant les autorise à construire des cellules et une chapelle et leur fait don des terres et des étangs environnants.

En 1373, les moines adoptent la règle de Saint Augustin.

Le nom de « Roodclooster » ou « Rouge-Cloître » donné au site dès 1380, viendrait du mortier rouge qui recouvrait alors les murs des bâtiments communautaires.

Une autre hypothèse serait que le monastère et son église aient été construits sur une partie défrichée de la forêt : en néerlandais, «rooien» signifie «déterrer, arracher», en souvenir du défrichage forestier pratiqué en cet endroit.

Les ducs de Brabant, puis les princes bourguignons vont favoriser le développement du Rouge-Cloître par de nombreux dons.

Les bâtiments monastiques furent entourés d’une large enceinte en briques et de pierres qui existe encore partiellement.

Les moines drainèrent le terrain marécageux avoisinant.   Ils plantèrent des arbres fruitiers, des vignes et des cultures maraîchères. Il y avait aussi à proximité une quinzaine d’étangs qui servaient à la pisciculture.

Le prieuré devint un foyer de vie spirituelle, mais aussi artistique. Les manuscrits, enluminures et reliures qui y furent réalisés firent la réputation des lieux au 15e siècle. Le peintre Hugo Vander Goes y vécut d’ailleurs quelques années et y mourut en 1482.

 

Pillé et partiellement détruit en 1572, le Rouge-Cloître connut au cours des deux siècles suivant plusieurs campagnes de restauration.

En 1784, la suppression des ordres contemplatifs par l’empereur Joseph II chassa les moines du Rouge Cloître.

En 1790, seize d’entre eux revinrent sur les lieux et commencèrent la restauration du site en grande partie démoli.   Deux ans plus tard, ils furent à nouveau contraints de quitter les lieux.

Après avoir servi de casernement pour des militaires, puis accueilli une filature de coton, une teinturerie, un atelier de tailleur de pierre et une auberge, le site du Rouge-Cloître fut acquis par l’Etat belge en 1910 et cédé à la Région bruxelloise en 1992.

Les bâtiments servent aujourd’hui de centre d’art et de salles d’exposition. 

 

D’origine artificielle, les pièces d’eau du Rouge-Cloître connaîtraient, en l’absence d’entretien régulier, une évolution naturelle qui les  transformerait en marécage et finalement en bois humide, en raison de l’envasement et du comblement progressif de leur bassin.

Dans ce contexte, la préoccupation actuelle est de canaliser la circulation des piétons, notamment en posant des clôtures,  et d’entretenir les étangs et leurs berges afin de favoriser le redéploiement d’une végétation aquatique et marécageuse.  Ces végétations favorisent la reproduction des batraciens et la nidification des oiseaux d’eau.

 

Le domaine du Rouge Cloître est  un excellent point de départ pour les promenades naturalistes, pour passer quelques heures dans la Nature.

 

Jacques Schwers

Le 27 novembre 2014

 

 

 



30/01/2015
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